24/06/2012

ROXELANE EPOUSE DE SOLIMAN LE MAGNIFIQUE

Fille d'un pope Orthodoxe elle fut enlevée

par les Tartares et vendue d'abord à

Ibrahim Pacha Grand Vizir de Soliman

le Magnifique qui la lui offrit en cadeau.

Roxelane.jpg

Ses cheveux étaient

d'un roux flamboyant

et le fait que les Arabes

 prétendent aujourd'hui que les rousses

 portent malheur n'est pas étranger à cela.

Elle devint favorite de Soliman en se jetant

 à ses pieds, lors d'une visite du Sultan  

 au harem. C'était un geste qui méritait

 la mort, mais cela fit que le Sultan la  

remarqua  et en tomba fou  amoureux.

Mahmoud et Ayaz.jpg

Ambitieuse  et intelligente,

elle réussit  à se faire

 affranchir, puis épouser et 

 sacrer Impératrice, chose absolument

inouie car les Sultans Ottomans ne se

 mariaient pas ils avaient des Kadines,

 c'est à dire des favorites mères des

 Princes Impériaux mais jamais d'épouses.

 Elle a tous les pouvoirs et accapare

 l'amour exclusif du Sultan.Drapo otto.JPG

Soliman et Roxelane

 vivront une lune de miel 

 qui ne s'achèvera que dans la mort.

 Elle le salue dans ses lettres comme

 "Le soleil de son pays", "l'étoile de

 son bonheur", "l'horizon de sa prospérité".

Il la nomme "Sa reine de toutes les beautés"

 et redouble d'humilité comme un soupirant

 timide : "Parfois, tu es clémente, parfois,

 tu me tortures. Mon amour, je m'adapterai

toujours à ton humeur".Empire Ottoman.jpg

A sa jovialité et à son charme,

Roxelane  ajoute un caractère

 bien trempé, qui ne  peut se contenter

 de l'oisiveté du harem.

Décidée à user de son statut d'épouse

 officielle, elle règne bientôt sans partage

 sur les coulisses du palais, faisant et

 défaisant les carrières, établissant

 aux premières places les enfants qu'elle

 a donnés au Sultan, qu'elle comble de

 bienfaits. Ainsi se forme à la cour 

 impériale une coterie dont elle est

 la reine absolue. Seul Soliman décide,

Harem.jpg

mais Roxelane sait jouer avec habileté

de son crédit. Elle contribue à la chute

du Grand Vizir Ibrahim Pacha en 1536.

 Le Beau favori de Soliman, à l'ascension

 fulgurante. (Il était fils d'un modeste

 pêcheur grec). Roxelane le déteste.

Elle fait courir les rumeurs les plus

 compromettantes et Soliman finit par

 le faire assassiner.

Pour propulser son fils Sélim à la tête

 de l'empire Ottoman, elle manoeuvre

 en coulisse, usant de la calomnie,

 répandant des rumeurs et s'appuyant

 sur l'appareil administratif de la cour.

Colinne CAUDIE d'après Jean-François SOLNON

 

 

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Les rois imbéciles

Les historiens du XIXeme  siècle ont décrit

 les Capétiens comme des paresseux

 et des falots. Pourtant, ils finiront

par fédérer les vassaux du royaume.

 Le 20 août 1119 en Normandie,

 Louis VI de France est battu par

 le roi d'Angleterre.

Louis VI le Gros.jpg

Par cette défaite, la monarchie

 française touche le fond

au terme d'une longue descente

 aux enfers, entamée vers l'an mil.

Cette dégringolade du pouvoir royal

n'est pas du goût des historiens

 du XIXème siècle qui raille les premiers Capétiens.

Ils les disaient falots, paresseux,

 "avachis dans les plaisirs de la table et du lit".

Bien ternes en comparaison des ducs

 de Normandie ou d'Aquitaine,

voire des comtes d'Anjou, de Toulouse

 ou de Flandre.

Les récriminations contre les

 premiers descendant d'Hugues Capet

(987-996) ne sont pourtant pas nées

 de l'imagination des historiens

de l'époque romantique.

hugues_capet.jpg

Les chroniqueurs du XIème siècle,

 au service des princes territoriaux

en révolte contre le roi, 

 sont à l'origine de cette vision

 très critique et partiale des souverains.

Autour de l'an mil, Adémar de Chabannes,

 moine de Saint-Martial à Limoges,

 l'un des monastères les plus choyés

 par les ducs d'Aquitaine, rapporte

une altercation significative.

Alors qu'Hugues Capet et son fils

 Robert le Pieux apostrophent sèchement

 Audebert, comte de Périgord :

"Qui t'a fait comte ?" Ce dernier leur aurait

 répondu avec la même arrogance :

 "qui vous a fait roi"?

 Chapelle St Hubert.jpgUn siècle plus tard, Orderic Vital,

 un moine anglo-normand, qui nous

 a laissé un récit admiratif de la victoire

 du duc de Normandie à Brémule,

 charge lourdement Philippe 1er (1060 - 1108).

Il le campe dans une obésité gourmande.

 Cupide et parjure, il serait "plus préoccupé

 de manger et de dormir que de combattre".

En réalité, des hommes de l'ombre s'affairent

autour des premiers Capétiens dont

le pouvoir s'affaisse de jour en jour.

Au fur et à mesure que le pouvoir

 échappe au roi, la nature de son entourage

change. Au début de son règne,

Henri 1er (1031 - 1060) abandonnera

Orléans pour se centrer sur une ville

petite mais centrale : Paris.

Philippe 1er préfère les châtelains

 franciliens, les chevaliers, les maires

 des bourgs ou les cultivateurs.

Dans les années 1070, sont créés quatre offices

stables autour du roi : bouteiller, chambellan,

 sénéchal et chancelier, qui seront les ancêtres

 de nos ministères.

 Abélard Héloïse.jpg

Abélard, dont l'épouse  Héloïse

est issue de la maison des Garlandes,

est le plus en vue des maîtres parisiens.

Acquis dans son milieu familial,

 son savoir correspond à l'élévation du niveau culturel

 des officiers royaux qui, au XIIème siècle,

reprennent en main la France.

Paris devient le plus important centre intellectuel

 de la chrétienté et ses écoles promeuvent

 des jeunes bien formés auxquels sera

confié l'appareil d'un Etat en pleine croissance.

 Parmis eux, Suger, l'abbé de Saint-Denis

d'origine très modeste, conseiller et ami

personnel de Louis VI, qui pousse le roi

 à changer de stratégie.

Finalement, en août 1124, cinq ans

après la défaite de Brémule, Louis VI le Gros,

 menacé de toutes parts, est secouru

par ses grands vassaux qui ne voulaient

 pas d'une nouvelle allégeance  à l'empereur

germanique ou au roi d'Angleterre.

Suger de St Denis.jpg

L'année suivante, c'est Suger

 lui même qui se rendra à Mayence

pour négocier au nom de la

 France l'élection d'un nouvel empereur.

En somme, si l'on juge un maître à ses serviteurs,

 les premiers Capétiens étaient moins imbéciles

 qu'il n'y paraît.  Martin Aurell 

 

12/06/2012

HISTOIRES COURTES

 

Nous sommes aux alentours de 1835, le facteur avait

 une lettre à poster sans aucune adresse précisée.

En effet, sur l'enveloppe était écrit : "Au plus grand poète

 de France".

Sans hésiter, le préposé alla déposer la lettre 6 place Royale,

 où demeurait Victor Hugo.

Quelques jours plus tard, Alphonse de Lamartine reçut

 ladite lettre non ouverte, accompagnée d'une petite note

 de Victor Hugo :

"Mon cher Alphonse, le facteur s'est trompé de destinataire,

cette lettre vous étant adressée, je m'empresse de réparer 

 une erreur". 

A quoi Lamartine, lui retournant le courrier sans l'avoir lu,

 lui répondit : "Mon cher Victor, Vous écrivez merveilleusement,

 mais vous ne savez pas lire. 

 Au 6 rue Royale demeure le plus grand poète de France.  

  82 rue de l'Université n'habite que l'amitié".

 

  

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 Ce jour-là, Tristan Bernard, éminent homme de

 théâtre, voyageait avec un ami dans un wagon de 

 première classe, quand lui prit l'envie de fumer.

Tristan.jpg

Son ami lui fit remarquer qu'ils occupaient

un wagon non-fumeur, cependant,

 Tristan Bernard, n'y prêta pas attention

 et continua d'allumer son cigare.

 "Voyons, mon cher, vous ne pouvez pas vous

 conduire ainsi ! Et surtout devant une dame !

S'exclama l'ami outré. Vous pourriez au moins

demander son autorisation à cette charmante

personne", insista-t-il.

Train.jpg

Mais Tristan Bernard n'en eut cure

 et tirait voluptueusement sur son cigare,

 quand arriva le contrôleur. Celui-ci allait

 demander son billet aux deux voyageurs,

quand il reçut en pleine figure la fumée

 envoyée par l'auteur peu scrupuleux.

Outré, l'employé du train lui fit remarquer

 qu'il était en infraction et lui colla aussitôt

 une amende.

  Un contrôle.jpg

"Je paierai votre amende quand la dame

que voici paiera son billet de première classe".

 répondit Tristan, catégorique.

Aussitôt, le contrôleur s'adressa à la dame, 

lui demanda son billet et constata qu'elle

 détenait en effet, un billet de troisième classe.

 Alors, oubliant de contrôler les deux hommes,

 il reconduisit la jeune femme dans le

 compartiment qui lui était alloué.

 Le compagnon de notre grand Tristan Bernard,

 n'en revint pas que son ami pût ainsi

se montrer aussi irrespectueux envers

une dame, charmante, de surcroît !

Byé.jpg

"Mais enfin, très cher, comment

pouvez-vous vous comporter de la sorte ? Et

puis comment avez-vous su que cette dame

n'avait qu'un billet de troisième classe"? 

- Mais c'est très simple, répondit 

l'odieux personnage, elle avait un billet

de la même couleur que le mien !

 TGV.jpg

 

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Deux amis marchaient dans le désert,

tout en discutant âprement sur la manière

dont ils allaient utiliser l'eau qu'il leur restait

dans les outres. Tarek voulait en boire une gorgée

toutes les heures, mais Zoubir, lui, pensait

qu'ils ne pouraient tenir une demi-heure de plus,

sans mourir de soif. Au plus fort  de la discussion,

Tarek donna une gifle magistrale à Zoubir, lequel

prit un bâton et, sur le sable, écrivit : "Aujourd'hui,

mon meilleur ami Tarek m'a giflé".

Désert.JPG

Bientôt, ils arrivèrent près d'une oasis

et purent enfin se désaltérer et remplir

leurs outres vides. Zoubir se précipita

vers le point d'eau, si bien qu'il tomba

dans le puits et se serait noyé, si Tarek ne l'en avait

tiré. Reconnaissant, Zoubir prit un silex et grava

sur un rocher ces quelques mots : "Aujourd'hui,

mon meilleur ami Tarek m'a sauvé la vie".

"Mais pourquoi graves-tu cela sur un rocher,

lui demanda Tarek, la première fois,

n'as tu pas écrit sur le sable" ?

Oasis.JPG Zoubir lui répondit alors :

- C'est que, je n'avais pas l'intention

de retenir pour la postérité

l'histoire d'une querelle entre nous,

alors que le geste d'amitié que tu viens d'avoir,

je veux que ni moi, ni personne ne puisse l'oublier".

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Un Mandarin était fou amoureux d'une courtisane :

"Je me donnerai à vous si vous passez cent nuits

à m'attendre, sur un tabouret, dehors,

devant la porte de ma maison". Lui dit la cruelle.

Portrait d'une courtisane

C'est ainsi que le Mandarin, vint, toutes les nuits

avec son tabouret, se poster devant la belle,

qui, sans pitié, recevait ses amoureux en riant de

la constance du Chinois.  Celui-ci, imperturbable,

nuit après nuit, posait son tabouret devant la

demeure de la femme aguerrie aux jeux de l'amour.

Quand arriva la quatre vingt dix-neuvième nuit,

Le Mandarin se leva, replia son tabouret et partit.

Histoire chinoise.

11/06/2012

EMELINE ET SA POUPEE

 

 

 

 

 Quand je recevais mes petites filles,

c'est la blonde Emeline  qui choisissait

des poupées noires.  Pauline préférait

des poupées brunes à sa ressemblance 

et Marine des poupées blondes, son contraire.

Je ne voulais pas leur imposer  un modèle

de poupées,  elles devaient avoir le choix

3 fi.JPG

 
 
 et j'y veillais :  S'il n'y avait pas de poupées noires
  
dans le magasin, je partais ailleurs.
 
 
 
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Sleon une édtue de l'Uvniertisé de
 
 
Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas
 
un mot n'a pas d'ipmrotncae, la 
 
suele coshe ipmrotnate est que la
 
pmeirère et la drenèire siot à la
 
bnnoe pclae. Le rsete puet êrte
 
dnas un dsérorde ttoal et  vuos
 
puoevz tujoruos lrie snas pormbèle. 
 
C'est prace que le creaveu hmauin
 
ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe,
 
mias le mot cmome un tuot.

 

 
 
 
 
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